LIBRE OPINION : Les jihadistes de l’EI utilisent des mini-drones

Posté le mardi 02 septembre 2014
LIBRE OPINION :  Les jihadistes de l’EI utilisent des mini-drones

par Laurent Lagneau Le 01-09-2014

Il y a quelques jours, les jihadistes de l’État islamique (EI) ont pris le contrôle de la dernière position tenue par les forces loyalistes syriennes en s’emparant de la base aérienne Tabqa, située dans la province de Raqqa, dont ils occupent déjà le chef-lieu.

Comme ils l’ont déjà fait précédemment, les jihadistes ont massacré les soldats syriens faits prisonniers (160, aux dires de l’Observatoire syrien des droits de l’homme). Et, dans le même temps, ils ont mis la main sur des armes, dont au moins 3 MiG-21.

Des vidéos montrant la prise de la base de Tabqa ont ensuite été diffusées via les plateformes dédiées comme Youtube. Détail intéressant, l’une d’entre elles, supprimées depuis en raison des images d’exactions qu’elle contenait, montre des prises de vue aériennes… Ce qui suppose que les jihadistes ont utilisé un drone pour les obtenir afin de préparer leur attaque contre les forces syriennes en repérant les points faibles de leur système de défense.

Selon Colin Clarke, un chercheur associé à la Rand Corporation cité par National Defense Magazine, l’engin utilisé serait un DJI Phantom FC40, un appareil fabriqué en Chine qui coûte entre 450 et 500 euros selon les revendeurs. En clair, il s’agit d’un drone pour les loisirs, comme ceux conçus par le français Parrot.

« Le Phantom FC40 est un tout-en-un et prêt-à-voler petit quadcopter conçu pour les personnes qui débutent dans la photographie aérienne. Avant d’être expédié de l’usine, il a été configuré et entièrement testé, ce qui signifie que vous n’avez pas de configuration à faire », précise son constructeur, dans la notice technique.

Ce drone, doté d’une caméra (mais il est possible de lui ajouter une GoPro), prend des images en temps réel. Il peut être piloté à l’aide d’un smartphone et voler à une altitude de 300 mètres, au grand maximum. En temps normal, ce genre d’appareil sert à prendre des photographies lors d’évènements familiaux (ou bien à poster des clichés sur Dronestagr.am)… Pas à observer une position militaire avant de l’attaquer.

« Quand vous pouvez obtenir des informations par une reconnaissance sur une position avant de l’attaquer, cela vous permet de planifier exactement les ressources dont vous allez avoir besoin », a rappelé Colin Clarke. Chose que les jihadistes ont parfaitement compris.

Cela étant, l’EI n’est pas le seul mouvement à utiliser des drones. La branche militaire du Hamas en a fait l’usage lors de sa dernière confrontation avec Israël. De même que le Hezbollah libanais. Mais il s’agissait d’engins de type Ababil, d’origine iranienne. Soit un cran nettement au-dessus par rapport au Phantom FC40.

 

 

Source : Zone Militaire - opex360.com

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