Histoire militaire, Histoire de France : ANNIVERSAIRES du 11 mai.

Posté le jeudi 11 mai 2017
Histoire militaire, Histoire de France : ANNIVERSAIRES du 11 mai.

 

11 mai 1689 : bataille de la baie de Bantry (Irlande). Victoire navale française sur les Anglais durant la guerre de la Ligue d’Augsbourg. Jacques II d’Angleterre, détrôné par Guillaume d’Orange, s’est réfugié en France où Louis XIV l’aide à retrouver son trône.

Une armée navale de vingt-quatre vaisseaux commandée par le lieutenant général de Châteaurenault débarque ainsi 1500 hommes dans la baie de Bantry lorsqu’il est rejoint par une flotte anglaise (amiral Herbert). Châteaurenault réussit à la fois le débarquement des troupes et la sortie de la baie sous le feu anglais puis met en fuite l’escadre ennemie qui dénombre plus de trois cents tués ou blessés.

 

11 mai 1745 : bataille de Fontenoy (Belgique). Louis XV grâce au Maréchal de Saxe remporte une belle victoire sur la coalition anglo-hollandaise du duc de Cumberland. Une colonne ennemie parvient à percer la première ligne française mais est stoppée par l’utilisation à bout portant de 4 canons. Profitant de la désorganisation créée, les Français (mais aussi des Irlandais !) chargent la colonne disloquée.

Cette célèbre bataille est décrite dans de nombreux ouvrages. A signaler le canon artisan de la victoire, du général Rouqueyrol, (Lavauzelle – coll. la pensée préservée) évoquant le rôle de l’artillerie dans les batailles (jusqu’à la Première guerre mondiale) et notamment cette fameuse contre-attaque à Fontenoy permise par quelques canons bien placés. Voir aussi le Poème de Fontenoy par Voltaire et les peintres Philipoteaux (la bataille de Fontenoy) ou Detaille (le salut avant la bataille de Fontenoy) illustrant la mythique et improbable formule "Messieurs les Anglais, tirez les premier !"

 

11 mai 1857 : attaque du fort de Médine (actuel Mali). Le marabout El Hadj Omar, à la tête de 20 000 guerriers Toucouleurs, armés de fusils, attaque le fort de Médine défendu par le sergent Desplat et le chef du village, Paul Holle. Ces derniers ne disposent que d’une poignée de tirailleurs (équivalant d’une compagnie) pour protéger le poste et le village heureusement fortifiés. Le poste résiste pendant 97 jours aux assauts des Toucouleurs. Il est finalement sauvé par le général Faidherbe qui amène des renforts par bateau sur le fleuve Sénégal.

 

11 mai 1916 : mort du commandant de Rose, créateur de la Chasse. « Charles de Tricornot de Rose est né en 1876. Fils d'un officier de cavalerie, il entre à Saint-Cyr en 1895 et choisit les dragons. Condamné à trois ans de non-activité par un tribunal militaire lors de l'affaire des inventaires à la suite de la loi de séparation des églises et de l'Etat, il se passionne pour l'aviation naissante avant de réintégrer l'armée en 1910 au sein de la toute jeune aéronautique militaire. Titulaire du premier brevet d'aviateur militaire en 1911, il participe au développement de cette nouvelle composante des armées en particulier pour l'observation et le réglage d'artillerie tout en étant persuadé, très vite, que l'avion devra aussi participer par son armement aux combats.

En août 1914, il commande l'aéronautique de la 5e armée de Franchet d'Esperey. En mars 1915, il crée la première escadrille, spécialisée dans la chasse, la MS 12. Toutefois, il n'y a pas encore une doctrine d'emploi. Après avoir pris le commandement du secteur de Verdun, le général Pétain lui demande, le 28 février 1916, de rassembler les meilleurs chasseurs avec la fameuse injonction : " Je suis aveugle. Rose balayez moi le ciel". Au bout de quinze jours, les avions du commandant de Rose ont réussi à reprendre la maîtrise du ciel afin que les avions d'observation puissent renseigner le commandement et régler les tirs d'artillerie.

La chasse n’étant pas une fin en soi mais le moyen de permettre la réalisation des autres missions de l’aéronautique. Le commandant de Rose meurt dans un accident d'avion le 11 mai 1916 sans avoir vu la totalité de sa réussite.​ Un avion Bébé Nieuport du type de ceux utilisés lors de la bataille de Verdun est exposé au musée de l’Air et de l’Espace du Bourget ». (Gilles Aubagnac - musée de l’Air et de l’Espace)

 

11 mai 1944 : attaque du mont Majo (Italie). Depuis le mois de janvier 1944, les alliés butent sur la ligne de défense Gustav dont le verrou est le mont Cassin tenu par des troupes d’élite allemandes. Les alliés engagent jusqu’à 300 000 hommes face aux 100 000 allemands retranchés dans les montagnes.

Le général Juin persuade les alliés d’abandonner l’attaque frontale du mont Cassin pour le déborder par les hauteurs voisines là où les allemands jugent la pénétration impossible. Dans la soirée du 11 mai, Juin lance les goumiers et tirailleurs du général Guillaume (2ème division d’infanterie marocaine et 4ème division marocaine de montagne) à l’assaut du mont Majo. Ils transportent leur artillerie à dos de mulets sur des terrains impraticables pour des troupes non aguerries au combat en montagne et finissent par prendre le sommet le 13 mai.

Le colonel allemand Böhmler, l’un des défenseurs de Cassino dans ses mémoires : « La grande surprise fut l’attitude au combat du Corps expéditionnaire français. C’est Juin qui, en s’emparant du mont Majo et en faisant irruption dans la vallée du Liri, a réduit en miettes la porte de Rome. »

 

Source : ASAF

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