FORCE SCORPION : Marseille redevient une place militaire de premier rang.

Posté le mercredi 01 juin 2016
FORCE SCORPION : Marseille redevient une place militaire de premier rang.

Dans le cadre de la création de la force principale Scorpion, Marseille redevient une place militaire de premier rang


Une fois n'est pas coutume, la division fait la force.
 

Afin de répondre de manière efficace et déterminée aux nouveaux défis que pose la défense de la France, à l'intérieur comme à l'extérieur de son territoire, l'état-major de l'Armée de Terre a décidé de réorganiser ses moyens en créant une force principale baptisée Scorpion. Constituée de deux divisions regroupant chacune près de 25 000 hommes, soit un total de 50 000 hommes, c'est-à-dire les deux tiers des moyens opérationnels terrestres dont peut disposer le pays en cas de conflit, cette force s'insère dans un ensemble de huit piliers de défense que sont les forces spéciales, la formation, les ressources humaines, le combat aéroterrestre, le renseignement, etc. 

Avec un calendrier très précis fixé par l'état-major de l'Armée de Terre puisque l'objectif est de pouvoir projeter sur un théâtre d'opérations un premier groupement tactique Scorpion en 2021 et une première brigade en 2023.

Une réorganisation en vertu de laquelle Marseille se voit attribuer le commandement de l'une de ces deux nouvelles divisions, (re)devenant dès lors l'un des acteurs majeurs de la défense de la France.

 

Les armées sont parvenues à maturité. 

Confiée au général "trois étoiles" Thierry Corbet et basée au Quartier Rendu, à Sainte-Marguerite, la division phocéenne va désormais réunir trente régiments et états-majors répartis à l'intérieur d'un immense périmètre allant de Tarbes à Fréjus et de Strasbourg à Calvi. La création de cette division qui doit intervenir le 1er juillet, sera officialisée dès le mois prochain, à l'occasion d'une importante cérémonie militaire organisée au palais du Pharo, en présence des plus hautes autorités civiles et militaires.

"Après vingt ans de professionnalisation, les armées sont parvenues à maturité et sont en mesure de se transformer afin de bénéficier de davantage de marge de manoeuvre et de liberté d'action, explique le général de division Corbet.Jusqu'à présent, brigades et régiments dépendaient directement de l'administration centrale avec notamment un commandement très concentré, en charge des forces terrestres projetables. Avec la création de ces deux divisions, nous déconcentrons ce schéma en lui donnant une dimension de proximité. Un divisionnaire va ainsi commander trois brigades qui elles-mêmes piloteront des régiments."

 

Interchangeable avec Besançon. 

Totalement interchangeables car de capacité équivalente, ces deux divisions, l'une basée à Besançon et l'autre à Marseille, vont surtout permettre de préparer le volet "armement" de la réforme Scorpion, en réunissant d'ores et déjà le meilleur des moyens militaires terrestres français, à savoir une brigade spécialisée dans le combat "haute intensité" équipée de chars Leclerc, une brigade "médiane" équipée du nouvel Engin blindé pour la reconnaissance et l'infanterie (EBRI), et une brigade légère parachutiste (ou d'infanterie de montagne). Des soldats et des matériels qui dans le cadre du programme Scorpion, vont disposer d'ici sept ans, de capacités accrues, que ce soit en matière de mobilité, de puissance de feu, de protection ou de télécommunications.

Parmi les unités intégrées au sein de la Division de Marseille et basées en région provençale ou dans ses environs proches, figurent le 2e Régiment étranger d'infanterie (REI) et le 1er Régiment étranger du génie (REG) à Nîmes, le 3e Régiment d'artillerie de marine de Canjuers, le 21e Régiment d'infanterie de marine (RIMa) stationné à Fréjus, le 54e Régiment d'artillerie de Hyères (RA), le 2e Régiment étranger de parachutistes (REP) de Calvi, le 1er Régiment de spahis basé à Valence, la 1ère Demi-brigade de la Légion étrangère située au Larzac et bien sûr le 1er Régiment étranger de cavalerie (REC) de Carpiagne.

Une division qui présente par ailleurs deux particularités: son appellation et son héritage. Baptisée "3e Division", celle-ci reprend en effet les traditions de la 3e Brigade légère blindé de Clermont-Ferrand, et à travers elle, celles de la glorieuse 3e Division d'infanterie algérienne (DIA) qui avait libéré la cité phocéenne en 1944, emmenée par le Général de Monsabert. L'autre division basée à Besançon devient la "1re division ; le chiffre 2 n'ayant pas été affecté car déjà attribué à l'actuelle 2e Brigade blindée, héritière de la 2e DB (Division blindée) créée par le général Leclerc durant le second conflit mondial.

Philippe Gallini

Source : http://www.laprovence.com/

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