DEFENSE : Le Pen et Macron, des programmes au son de la canonnière.

Posté le samedi 29 avril 2017
DEFENSE : Le Pen et Macron, des programmes au son de la canonnière.

Les programmes de Marine Le Pen et Emmanuel Macron en matière de défense n'évoquent plus comme en 2012 les économies que devrait faire l'armée. Au vue de la menace terroriste et de l'instabilité géopolitique chronique, les deux candidats ont une rhétorique plus guerrière.

Les deux candidats qualifiés pour le second tour - Marine Le Pen, Emmanuel Macron - ont présenté des programmes ambitieux en matière de défense. Il faut dire que la menace terroriste, notamment djihadiste, qui est à un très haut niveau, et l'instabilité géopolitique chronique d'un nouveau monde (Russie, Corée du Nord, Iran, Irak, Afghanistan, Syrie, Libye, Sahel...) n'incitent plus les candidats à baisser la garde en matière de défense. Le temps est donc révolu où les pacifistes et certains pays voulaient engranger les dividendes de la paix.

Dans ce nouveau contexte, Marine Le Pen et Emmanuel Macron n'évoquent plus, comme les candidats à la présidentielle de 2012, les économies que devrait faire l'armée. Non, les deux candidats convoquent désormais dans leur programme et discours la grandeur de la France, Richelieu et le général de Gaulle pour une rhétorique beaucoup plus guerrière. Cela se traduit dans les programmes de Marine Le Pen et d'Emmanuel Macron par une hausse plus ou moins crédible du budget de la défense. En revanche, les deux candidats proposent une mesure gadget (service militaire réduit) beaucoup trop onéreuse dans un contexte de contrainte budgétaire. Une mesure d'un autre temps qui coûte de deux à trois milliards d'euros. Il y a mieux à faire....


1/ Effort budgétaire

Marine Le Pen : Trop vite, trop haut. Le projet de la candidate du Front National promet la lune aux militaires en matière d'efforts budgétaires, de l'avis même des premiers concernés. La présidente du FN vise un budget en légère croissance en 2017, à hauteur de 45 milliards d'euros alors que le budget voté par le Parlement s'élève actuellement à 40,8 milliards d'euros (pensions et opérations extérieures comprises). Puis, contrairement aux autres candidats qui repoussent la fameuse barre d'un effort de défense à 2% à 2025, elle souhaite quant à elle l'atteindre dès 2018 (avec pensions). Enfin, par paliers, ce budget sera augmenté pour atteindre les 3% du PIB à l'horizon 2022, "soit un budget de Défense dépassant les 60 milliards d'euros en 2022", précise le FN.

Pour préserver le budget de la défense lors de son exécution, Marine Le Pen entend "sanctuariser les dépenses militaires en inscrivant le seuil minimum de 2 % du PIB consacrés à la défense nationale dans la Constitution", avait-elle expliqué dans une interview accordée à la lettre AeroDefenseNews. Selon la présidente du FN, "il n'y a que de cette manière que les armées cesseront d'être la variable d'ajustement budgétaire des gouvernements successifs".

Emmanuel Macron : Le patron d'En Marche semble plus réaliste sur le plan budgétaire. Réaliste certes, mais ambitieux. Il propose donc de porter les ressources de la défense à 2% de la richesse nationale (PIB) en 2025. "Si on tient compte des hypothèses actuelles de croissance du PIB dans les prochaines années, ce budget atteindra, hors pensions et hors surcoûts OPEX, plus de 50 milliard d'euros en 2025, contre 32 milliards en 2017 (hors pensions, ndlr)", avait-il expliqué mi-mars lors de son discours dédié à la défense.

Certains ont pu être déçus par cet horizon de 2025. Mais il y a une nuance de taille par rapport à l'ensemble des candidats, dont Marine Le Pen. Emmanuel Macron vise un effort budgétaire en sortant les pensions de cet objectif (8,15 milliards d'euros) et les surcoûts des opérations extérieures (OPEX), qui ont été budgétés à 450 millions d'euros en 2017. Le solde a été financé par des budgets interministériels. Ce qui voudrait dire que le budget de la défense pourrait atteindre un effort de défense avec pensions à 2% du PIB à l'horizon de 2022. En tout cas, il juge que "cet effort est indispensable, mieux, il est urgent".


2/ Politique industrielle

Marine Le Pen : Elle regrette que "l'industrie française, autrefois nationale, a été abandonnée aux mirages européens ou étrangers". Elle cite "Airbus où le recul de l'État et de la partie française a affaibli la gouvernance de cette entreprise stratégique, notamment pour l'espace et le nucléaire". C'est également vrai, selon elle, chez "RTD dont l'actionnaire suédois, Volvo, souhaite sa mise en vente sans que des solutions nationales - autour de Thales ou de Nexter, par exemple- soient imaginées". Enfin, elle estime que "Thales est confronté à des choix multidomestiques qui ne sont pas toujours ceux de la France, notamment dans le naval". Enfin, Marine Le Pen déplore que STX ait été "abandonné aux Norvégiens, puis aux Sud-Coréens et demain peut-être aux Italiens". Tout comme avec "la fusion projetée de Nexter avec Krauss-Maffei Wegmann, fusion qui risque de reproduire les mêmes erreurs que celles constatées avec EADS/Airbus".

"Ces exemples montrent clairement que l'État ne joue plus son rôle de stratège pour éviter que toutes ces entreprises ne partent à l'étranger malgré des milliards dépensés par l'État dans la R&D ou les commandes nationales", explique-t-elle.

Selon elle, "la première urgence est donc, à l'instar des Britanniques, Italiens, Suédois ou des Allemands, de recréer des champions nationaux autour des maîtres d'œuvres nationaux comme Dassault Aviation, DCNS, Nexter pour recréer un tissu cohérent, avec un actionnariat national public et privé pérenne". Marine Le Pen envisage également des rectifications de frontières dans l'industrie de l'armement française pour "remettre de la cohérence là où elle a disparu". Notamment entre Thales et le missilier MBDA, pour que "cessent les rivalités nuisibles aux programmes nationaux ou aux campagnes export". Elle souhaite également une recomposition de l'actionnariat de DCNS pour "mettre fin à la situation actuelle où Thales est à la fois actionnaire, équipementier et concurrent du chantier... "

Emmanuel Macron : Il recommande "une politique de réindustrialisation de défense et de mieux sécuriser nos approvisionnements, pour garantir l'autonomie stratégique de la France". Il précise que les choix d'investissements futurs seront guidés par le souci de préserver la souveraineté de la France. Cette réindustrialisation doit également permettre de limiter les dépendances de la France envers des pays tiers notamment ceux qui, comme les États-Unis, n'hésitent pas à faire de leurs équipements un moyen de pression, a expliqué Emmanuel Macron. Les entreprises de défense devront, avec l'appui de l'État, construire un avenir sans contrainte qui existe sur certains composants. Des propositions qui pourraient être reprises par le FN.

Pour autant, Il est beaucoup frileux que Marine Le Pen sur les consolidations du secteur. Il a évoqué avec gourmandise - peut-être son passé de banquier d'affaires - "la période récente riche en consolidations industrielles avec des mouvements tels que nous n'en avions pas connus depuis le début des années 2000 : KNDS (Krauss-Maffei Nexter Defense Systems, Ndlr) dans le domaine de l'armement terrestre, ASL (Airbus Safran Launchers, Ndlr) dans le domaine des lanceurs spatiaux et des missiles océaniques, OneMBDA pour les missiles ou le rapprochement Safran-Zodiac dans le domaine de la sécurité". Emmanuel Macron est d'ailleurs prêt à aller plus loin.

En revanche, il avait rappelé aux grands groupes tricolores qu'il veillerait "à ce que le poids de la France dans leur management soit cohérent avec les emplois présents sur notre territoire". Il avait également estimé que "la défense a suffisamment porté l'innovation et la croissance de ces entreprises par le passé pour que le domaine militaire ne soit pas sacrifié au profit d'un domaine civil parfois plus rentable à court terme". Une allusion à peine voilée adressée au PDG d'Airbus, Tom Enders.


 
3/ Innovation, politique de Recherche & Technologie

Marine Le Pen : Le programme de Marine Le Pen prévoit un doublement de l'effort de R&T. Soit 1,5 milliard d'euros (actuellement 730 millions d'euros). Selon son conseiller défense, il faut créer des ruptures technologiques. Ce qui veut dire investir massivement dans l'avenir dès 2017. Le FN souhaite lancer des études dès cet été sur les deux futurs porte-avions à propulsion nucléaire, dont un baptisé Richelieu, qui remplacera le Charles de Gaulle vers 2035/40. Marine Le Pen préconise des études sur le renouvellement de l'ensemble des composantes de la dissuasion (plateformes, armes, infrastructures, communications, guerre des mines, patrouille maritime, etc, sur un futur programme hélicoptère interarmées léger et un programme d'hélicoptère lourd, sur de nouvelle gamme de radars (alerte avancée, veille), sur le futur standard du Rafale (F4), sur un futur drone de combat (UCAV) national.

Par ailleurs, Marine Le Pen prévoit de maintenir le dispositif du Crédit Impôt Recherche qui existe actuellement, à la différence près qu'il sera plutôt orienté vers les TPE-PME. Elle souhaite aussi diriger une part de l'assurance-vie (environ 2%) vers le capital-risque et les startups, et inciter les grands groupes, y compris ceux de l'industrie de défense, à créer leur propre fonds dans les entreprises innovantes.

Emmanuel Macron : Le leader d'En Marche portera  un effort important sur la recherche amont, qui est la base de la souveraineté de l'industrie de défense, de l'excellence des équipements militaires français, et, par conséquent, de la supériorité opérationnelle des  armées tricolores sur les théâtres d'opération. Emmanuel Macron va augmenter les financements qui lui sont consacrés pour atteindre progressivement 1 milliard d'euros annuels. Soit plus de 30 % de croissance par rapport à aujourd'hui.

Pour Emmanuel Macron, l'État devra accompagner l'innovation, au travers notamment d'un fonds d'investissement - une idée de Jean-Yves Le Drian - qui permettra au ministère de la Défense de prendre des participations directes au capital de certaines PME stratégiques. Car, selon lui, les PME sont souvent "un terroir fécond d'innovations, qu'il nous appartient là-aussi de protéger, et de développer". Les dispositions du pacte défense PME lancé en 2012 seront poursuivies.


4/ OTAN

Marine Le Pen : C'est clair et net. La présidente du FN veut faire sortir la France du commandement militaire intégré de l'OTAN. Pourquoi ? Elle rappelle que la France n'a pas rejoint le Comité des Plans Nucléaires de l'organisation atlantiste. Et donc elle estime qu'il existe un découplage qui s'est "progressivement opéré entre d'une part une diplomatie soumise aux impératifs américains (Afghanistan, achats américains de matériels, alignement sur la politique étrangère) et de l'autre une dissuasion maintenue sur son axe de l'indépendance diplomatique, technologique et opérationnelle, sans pour autant contribuer au renforcement de la politique de défense européenne comme cela avait été annoncé à l'époque". Par ailleurs, "l'obsession anti-russe de l'OTAN ne sert pas les intérêts d'une France souveraine", assure Marine Le Pen, qui n'évoque absolument pas une vision européenne en matière de défense.

Emmanuel Macron : C'est l'une des grandes différences entre les deux candidats. Le patron d'En Marche souhaite "une France fidèle à ses alliances, une France sur laquelle nos alliés puissent compter comme nous savons pouvoir compter sur eux". Donc pas question de sortir de l'OTAN. Il souhaite même élargir son rôle face aux menaces terroristes "sur son flanc Sud, ainsi que vis-à-vis de la menace cyber".

"Nous sommes, depuis presque dix ans maintenant, un allié à part entière, occupant pleinement sa place dans la structure militaire. Cela doit nous inciter à faire preuve de davantage de liberté de parole pour dire que oui, l'OTAN est utile à la sécurité de l'Europe, notamment à l'Est, mais qu'elle doit aussi apprendre à se réformer pour devenir une organisation plus économe, moins bureaucratique. Je le dirai clairement dès le sommet prévu au mois de mai prochain : l'OTAN est une alliance défensive ; son rôle doit donc être de nous défendre, jamais de provoquer ceux qui n'attendent que des prétextes pour se montrer plus agressifs qu'ils ne le sont déjà".

Évidemment Emmanuel Macron prêche pour une Europe de la défense en vue d'acquérir une autonomie stratégique. "Notre sécurité ne saurait reposer sur la seule organisation qu'est l'OTAN", a-t-il estimé. D'autant que, a-t-il rappelé, "Washington, à terme, souhaitera moins se préoccuper de la sécurité de notre continent". Quelles pistes pour favoriser une Europe de la Défense ? Selon lui, cela passe par la mise en place d'un quartier général européen "pour agir ensemble militairement lorsque cela est nécessaire". Il recommande de lancer des programmes européens de recherche et technologie, "notamment s'ils permettent de réduire notre dépendance aux approvisionnements militaires en dehors de l'Union". Enfin, un fonds d'investissement européen de défense, permettant des dotations en prêts bonifiés pour les investissements de défense des États nécessaires à la sécurité collective, devra être institué.


5/ Dissuasion nucléaire

Marine Le Pen : Les deux candidats ont des vues convergentes sur ce dossier. Pour Marine Le Pen, l'apparition d'une nouvelle menace du terrorisme islamiste ne doit pas faire  oublier les autres : l'armement nucléaire des grandes puissances ainsi que l'émergence de nouvelles puissances nucléaires. "C'est pour se prémunir clairement contre tout État-nation agressant notre pays que la France doit plus que jamais affirmer le caractère tout azimut de sa dissuasion nucléaire", explique le FN. Aussi, l'existence de deux forces nucléaires permanentes - les Forces aériennes stratégiques (FAS) et la Force océanique stratégique (FOS)  et une capacité intermittente la FANu (Force aéronavale nucléaire) - est "la concrétisation de notre indépendance", assure le FN.

Dans ce contexte, Marine Le Pen garantira le renouvellement de l'ensemble des composantes actuelles de la dissuasion et relancera le programme Système Préparatoire Infra-Rouge pour l'ALErte, démonstrateur d'alerte avancée par satellite afin de maîtriser la menace balistique pouvant peser, un jour, sur notre pays. Si elle est élue présidente, elle sanctuarisera tous les crédits de la dissuasion dans la future LPM 2018-2022.

Emmanuel Macron : Pour le patron d'En Marche, les forces armées doivent être capables de "défendre l'existence même de la Nation". C'est "la raison d'être de notre armement nucléaire" qui a pour objectif de dissuader tout adversaire qui chercherait à s'en prendre aux intérêts vitaux de la France. Emmanuel Macron a rappelé que plusieurs puissances développent leurs forces nucléaires, "que certaines d'entre elles n'hésitent pas à les manier à des fins de démonstration et d'intimidation".

Aussi, il entend maintenir les capacités de dissuasion sur le long terme. Au cours de son mandat, il prendrait les décisions nécessaires au renouvellement des deux composantes, océanique et aéroportée, qui sont complémentaires. "Il y a beaucoup à faire, a-t-il estimé. Notre force de dissuasion est un élément clé de notre indépendance et de notre autonomie stratégique de décision et d'action : il ne peut être question, en la matière, de l'affaiblir".


6/ Opérations extérieures

Marine Le Pen : Plus question pour la présidente du FN de lancer "des politiques interventionnistes sans but". "Ces dernières années ont été marquées par une absence totale de vision stratégique et d'objectifs finaux recherchés; sans stratégie de sortie ni cohérence globale entre diplomatie et intervention", estime-t-elle. Elles ont également "contribué indirectement à une déstabilisation accélérée du monde (Irak pour les US, Afghanistan, Libye, Syrie, pour ce qui concernent nos engagements militaires)", affirme-t-elle.

Marine Le Pen propose de définir "strictement les critères d'engagement de l'armée française", selon quatre critères :  intérêt national, cohérence globale de la diplomatie et des interventions, volume et durée d'engagement, stratégie politique et militaire de sortie. Enfin elle rappelle qu'il est "vain d'espérer que les pays européens relaient l'effort national en cas d'intervention extérieure légitime car les diplomaties ne s'accordent pas toujours sur un intérêt européen commun. Leur aide a d'ailleurs toujours été marginale".

Emmanuel Macron : Contrairement à Marine Le Pen, l'ancien ministre de l'Économie ne remet pas en cause les interventions extérieures lancées au cours de ce quinquennat par François Hollande. "Le succès de nos opérations au Sahel ou en République centrafricaine a été fondé sur des actions militaires remarquables, a-t-il expliqué. Ces interventions étaient indispensables. Nul n'ose imaginer les conséquences d'une absence d'intervention ou d'un retard".

Dans ce cadre, Emmanuel Macron se dit prêt à réexaminer au vu de l'intensité de l'engagement des militaires français dans les OPEX et sur le territoire national, la définition des contrats opérationnels qui leur sont assignés. Il estime qu'il faut les adapter aux évolutions stratégiques. Car les contrats opérationnels, définis dans le Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale de 2013, sont "aujourd'hui trop étroits par rapport à la réalité de nos engagements actuels et prévisibles". D'autant qu'Emmanuel Macron souhaite dès le mois de mai s'il est élu président, examiner, en lien avec nos partenaires européens et les pays voisins de la Libye, "les modalités du renforcement de notre action politique et de sécurité en vue du redressement des institutions libyennes et notamment d'une armée capable de défaire les terroristes".

"La Libye, si besoin était, montre que lorsque nous avons un État failli le terrorisme prospère et la menace enfle", a-t-il rappelé.


7/ Service militaire

Marine Le Pen : Afin d'offrir aux Français la possibilité d'être utiles à leur pays, le Front National propose un service à la Nation obligatoire, d'une durée de 3 mois dont les objectifs seraient notamment "de développer le patriotisme au sein de la jeunesse et de contribuer à la cohésion nationale et sociale. Selon le FN, le budget annuel de cette mesure "peut être estimé à plus de 3 milliards d'euros en régime de croisière", dont le financement ne sera pas pris sur le budget des armées. Ce dispositif sera intégré à la Garde Nationale. Le FN vise un service national obligatoire pleinement opérationnel en fin de mandature, en 2022.

Emmanuel Macron : Il souhaite lui aussi que chaque jeune Français ait l'occasion "d'une expérience, même brève, de la vie militaire". Il a décrété qu'un service national d'un mois, obligatoire et universel, sera instauré. "C'est là un projet de société majeur, un véritable projet républicain, qui doit permettre à notre démocratie d'être plus unie et d'accroître la résilience de notre société", a-t-il expliqué. Ce temps de service militaire universel devra intervenir dans les 3 ans suivant le dix-huitième anniversaire de chacun.

Tout comme celui de Marine Le Pen, ce projet a bien sûr un coût significatif. Avec des coûts d'infrastructure estimés entre 15 et 20 milliards d'euros, il est estimé à un ordre de grandeur de 2 à 3 milliards d'euros par an en régime de croisière. Son financement comme les effectifs d'encadrement nécessaires s'inscriront "au-delà de l'enveloppe de 2% du PIB de la programmation militaire", a-t-il assuré.

Propos recueillis par Michel CABIROL

 

 

 

 

Source : La Tribune

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