ARMEMENT : A 400 M : le coup de gueule du DGA contre Airbus

Posté le vendredi 06 mars 2015
ARMEMENT : A 400 M : le coup de gueule du DGA contre Airbus

Accompagnant le chef de l’Etat lors de son déplacement à Mérignac sur les chaîne d’assemblage de Dassault, le DGA Laurent Collet-Billon s’en est violemment pris à Airbus, suite au retard du programme A400M.

"Qu’ils viennent voir comment on travaille chez Dassault à Mérignac !", lance Laurent Collet-Billon, le délégué général à l’Armement. "Ils", ce sont les gens d’Airbus Group.

Le DGA, visiblement très énervé, s’en est violemment pris, ce mercredi 4 mars, à Airbus à propos des retards du programme A400M, alors qu’il accompagnait le chef de l’Etat lors de sa visite de l’usine Dassault de Mérignac. François Hollande a visité la chaîne d’assemblage du Rafale suite au contrat gagné en Egypte par l’avion de chasse français. La DGA a appris qu’elle ne recevrait cette année que deux avions contre les quatre initialement prévus. Et rien n’est certain : la livraison du deuxième exemplaire est prévue pour le mois de décembre. "Depuis le départ de Domingo Ureña-Raso [le directeur du programme limogé par Tom Enders, remplacé depuis par Fernando Alonso, ndlr], nous n’avons plus d’interlocuteur chez Airbus !", se plaint Laurent Collet-Billon, qui souligne que le problème de l’A400M n’est pas que dans la supply-chain : "Il y a aussi un retard dans le développement des fonctions militaires", explique le DGA à un groupe de journalistes présents.

 Il ne tient pas ses promesses

On a en effet appris il y a peu que l’avion de transport militaire ne tiendra pas toutes ses promesses techniques et notamment qu’il ne pourra pas ravitailler en vol les hélicoptères militaires suite à des négligences de la part des ingénieurs de la conception qui n’ont pas tenu compte de la force des vents tourbillonnants que peuvent créer les hélices des moteurs. Furieux, Laurent Collet-Billon a regretté que l’industriel ne lui fasse aucune proposition "comme c’est le cas dans toute bonne négociation." Après la grogne du client allemand, Tom Enders va devoir affronter celle du client français...

Source: Usine nouvelle

Auteur : Hassan Meddah

Source : Usine nouvelle

Commentaires (1)

  • Jean-Bernard COMTE

    10 mars 2015 à 12:10 |
    Négligences inadmissibles qui coûtent cher. Où est la conscience professionnelle, la satisfaction du travail bien fait ? Triste époque !!!!

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