Analyses

Lettre ASAF 15/10 d'octobre 2015 : Mobiliser la deuxième armée.


Depuis six ans, l’ASAF diffuse chaque mois sa lettre électronique, Ne pas subir, traitant de questions de Défense et de Mémoire. Elle est rédigée dans un style simple et direct par une équipe civilo-militaire pluridisciplinaire et ne manque pas de présenter des arguments.

Lettre ASAF 15/10 d'octobre 2015 : Mobiliser la deuxième armée.

Coup d’œil rétrospectif sur les lettres mensuelles

Depuis six ans, l’ASAF diffuse chaque mois sa lettre électronique, Ne pas subir, traitant de questions de Défense et de Mémoire. Elle est rédigée dans un style simple et direct par une équipe civilo-militaire pluridisciplinaire et ne manque pas de présenter des arguments.
Cette lettre est adressée aujourd’hui gracieusement à plus de 22 000 destinataires qui la relayent largement dans tous les milieux sociaux professionnels de la société française : élus, cadres et soldats d’active et de réserve, anciens militaires, enseignants et journalistes, responsables d’entreprises et d’associations

Décryptant soit l’Histoire à l’occasion de commémorations, soit l’actualité, ces textes courts traquent ce qui apparaît comme des contre-vérités historiques, erreurs ou non-dits relatifs à la Défense, dénoncent les lacunes dans les capacités de nos forces, rejettent toute forme de repentance. Aux assertions fallacieuses et à la vérité travestie, ils privilégient les explications claires, sans langue de bois, et les raisonnements rigoureux.

Ainsi l’ASAF a-t-elle dénoncé la venue de Paul Kagamé en France, alors qu’il accusait de façon mensongère notre pays et son armée de complicité de génocide au Rwanda. Elle a proposé au président de la République, en lieu et place de l’entrée au Panthéon de Jean Zay, celle d’un authentique résistant de 18 ans qui s’était sacrifié pour la liberté de la France. Mais, dans ces deux cas, le poids des intérêts personnels ou de groupes l’a, hélas, emporté sur l’honneur du pays et son intérêt supérieur.
Elle a mis en évidence les insuffisances de la loi de programmation militaire au regard des menaces qui figuraient dans le Livre blanc et des missions confiées aux armées. Les faits lui ont récemment donné raison, puisque la loi a été actualisée bien que de façon sans nul doute insuffisante.
Elle a honoré les soldats morts au combat et soutenu les milliers de blessés pour la France dont on parle si peu et que certains comparent à des blessés de la route.
Elle a sensibilisé l’opinion quant aux conditions dans lesquelles nos forces sont engagées sur les théâtres d’opérations extérieures (missions quelquefois ambigües, effectifs fréquemment insuffisants, matériels souvent vétustes), comme sur le territoire national (conditions de vie parfois indécentes).

Toutes ces lettres rédigées depuis fin 2009 peuvent être consultées librement sur le site (Consultez les lettres de l'ASAF en cliquant ici) de l’ASAF. Leur lecture a posteriori démontre la pertinence et la valeur des arguments développés ainsi que la cohérence et la constance des prises de position. La rigueur intellectuelle des rédacteurs, leur connaissance et leur compréhension des sujets traités, ainsi que la liberté d’expression dont ils bénéficient garantissent la crédibilité et la stricte neutralité politique de l’ASAF.

Bilan 

En six ans, le nombre des adhésions à l’ASAF est passé de 1 800 à près de 4 000, dont 500 associations représentant plus de 100 000 personnes. L’association diffuse 11 000 exemplaires de sa revue trimestrielle Engagement sans bénéficier d’aucune subvention de l’État ou des collectivités territoriales. Elle s’est même vue refuser le statut d’association d’intérêt général, alors même que n’importe quelle association politique peut en bénéficier. C’est le prix de la liberté d’expression et du refus de choisir telle ou telle « écurie politicienne ».

Pour autant, les résultats de nos actions ne sont pas à la hauteur des efforts de sensibilisation et d’explication consentis. Le budget de la Défense demeure largement insuffisant au vu des ambitions affichées par les gouvernants et des engagements opérationnels confiés à nos forces. Nous assistons donc à un affaiblissement continu des capacités militaires de la France tandis que les besoins ne cessent de croître.
Toutefois, un récent sondage indique une prise de conscience par l’opinion publique de la montée des périls et de la nécessité de moderniser le matériel des armées.
La situation exige une action plus vigoureuse, une véritable mobilisation générale des citoyens et des sympathisants qui, dans la Nation, constituent une « deuxième armée ».

Urgence

La situation internationale se dégrade, les rapports de force entre États se tendent, la situation intérieure du pays se fragilise et l’armée se paupérise ; son matériel s’use plus vite qu’il n’est réparé ou remplacé, ses effectifs sont insuffisants pour faire face aux besoins opérationnels dans la durée, les crédits alloués ne permettent plus le niveau d’entraînement nécessaire et le moral pâtit des innombrables réformes passées et en cours.
Nombreux sont les Français qui partagent ce constat. Comme nous, ils sont inquiets des conséquences pour le futur. Ils veulent et doivent agir ! Pour cela, il faut pouvoir infléchir les orientations néfastes, peser davantage sur certains choix et amener ainsi les gouvernants et les élus à prendre les décisions qui s’imposent.

Mais dans une démocratie, le nombre compte autant que la détermination. Alors au lieu d’être 4 000 dont 500 associations et des centaines de milliers de sympathisants, il nous faut devenir les 100 ou 200 000 adhérents et « sympathisants actifs » qui feraient de l’ASAF le premier groupement de France indépendant de tout pouvoir politique afin de soutenir nos soldats et d’exiger pour eux ce qui est indispensable à l’accomplissement de leurs missions dans de bonnes conditions.


Pour ce faire, l’ASAF propose à toutes celles et tous ceux qui veulent soutenir l’armée de la rejoindre, soit en adhérant, soit en lui adressant une contribution financière d’un montant de leur choix, même symbolique, pour marquer de façon concrète leur soutien et permettre à l’association de se prévaloir de leur voix dans les échanges avec les responsables politiques actuels et futurs.

La REDACTION

Commentaires (3)

  • Philippe Weber

    19 octobre 2015 à 14:51 |
    Depuis le 1er Septembre 2015, la Gendarmerie nationale a changé son logo. On y remarque la disparition du bandeau tricolore, au prétexte, paraît-il, de modernité.
    A quand un glaive, une étrave, un rapace sans les couleurs nationales, pour nos trois Armées ?
    La destruction de la France est en marche, soumission oblige. Vous avez dit : "ne pas subir".
  • Philippe Weber

    19 octobre 2015 à 17:15 |
    Philippe de Villiers qui n'est plus homme politique, dénonce sans complaisance, le désastre français, dans " Le moment est venu de dire ce que j'ai vu", livre paru ce mois-ci.
    Face aux chaos financier, économique et social qui menacent, l'auteur de conclure, en toute dernière ligne :"Le temps est revenu, de la résistance française. Gesta dei per Francos.
  • Philippe Weber

    20 octobre 2015 à 21:46 |
    "Les essais comparatifs des fusils d'assaut étrangers présélectionnés, qui remplaceront les FAMAS, vont très prochainement commencer. Le ministère de la Défense va notifier en 2016 un contrat à un des cinq armuriers européens encore en compétition.
    La France ne produisant plus d'armes de petit calibre depuis la fermeture de l'usine de Tulle, le successeur du FAMAS sera étranger." (La Tribune - 11/09/2015).
    Comment en sommes-nous arrivés à ce point ?

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