Analyses

Lettre ASAF 15/09 de septembre 2015 - Défense : les apparences et la réalité.


Les dernières décisions prises en conseil de Défense visant à annuler 18 500 des 34 000 suppressions de postes prévues dans la loi de programmation militaire (LPM) 2014-2019, et à accroître de 3,8 milliards d’euros les ressources consacrées à la Défense pendant la période 2016-2019, peuvent donner le sentiment que la France fait un effort important pour sa Défense.

Lettre ASAF 15/09 de septembre 2015 - Défense : les apparences et la réalité.

Illusion d’optique

Les dernières décisions prises en conseil de Défense visant à annuler 18 500 des 34 000 suppressions de postes prévues dans la loi de programmation militaire (LPM) 2014-2019, et à accroître de 3,8 milliards d’euros les ressources consacrées à la Défense pendant la période 2016-2019, peuvent donner le sentiment que la France fait un effort important pour sa Défense.

Ce serait une erreur de le croire. En fait, ces mesures ne font que corriger, très partiellement, sous la pression d’événements pourtant prévisibles, quelques-unes des nombreuses insuffisances de la LPM, relevées et dénoncées par l’ASAF avant même qu’elle n’ait été votée.

À peine deux ans après la parution du dernier Livre blanc, les faits confirment l’incohérence entre les menaces identifiées et les contrats opérationnels fixés aux armées pour la période 2014-2019. Il nous faut donc dissiper cette illusion de «montée en puissance » que cherche à crédibiliser la classe politique avec le soutien de certains médias.

Comme toujours, la réalité des faits s’impose brutalement. Il est maintenant urgent que la France reconsidère les ressources qu’elle consacre à sa Défense, au risque, dans le cas contraire, étant donné le rythme actuel et probable des opérations extérieures, de voir les capacités de ses armées continuer à se dégrader et que ces dernières ne puissent plus remplir, à l’avenir, leurs missions, faute d’ investissements suffisants au cours de cette décennie.

Et nos voisins ?

Dans une interview donnée récemment au journal L’Opinion, l’ambassadeur du Royaume-Uni en France rappelait que son pays consacre 2 % de son PIB – qui est équivalent à celui de la France – pour sa Défense, alors que nous n’en consacrons que 1,5 %. Cette différence, qui existe depuis plusieurs décennies, correspond, en 2015, à environ 10 milliards d’euros. Cette ressource supplémentaire permet à la Grande-Bretagne de construire aujourd’hui deux porte-avions de 60 000 tonnes, tandis que la France n’en a, à ce jour, qu’un seul de 40 000 tonnes.

Cela lui a aussi permis d’acquérir des avions cargo gros porteurs américains C17, alors que la France, qui n’en possède pas, est contrainte de louer les services d’Antonov AN 124 à des sociétés ukrainiennes ! De même, la Royal Air Force dispose déjà d’avions ravitailleurs A 330 Airbus multi rôle tanker transport (MRTT) récents et non de vieux C135 des années 1960, comme notre armée de l’Air. Enfin, les services de renseignement britanniques disposent d’effectifs nettement supérieurs aux nôtres, notamment en analystes.

Quant à l’Allemagne, le budget qu’elle alloue à sa Défense dépasse maintenant, en valeur absolue, celui de la France, alors que nos voisins d’Outre-Rhin n’ont pas de dissuasion nucléaire et ne sont pas engagés comme nous dans de nombreuses opérations extérieures.

Ces ressources financières sont consacrées essentiellement aux équipements classiques, aux infrastructures et aux conditions de vie des militaires.

Paupérisation et dévouement

L’armée française est une « armée bon marché», dont le rapport coût/efficacité est exceptionnel, expliquait, il y a deux ans, l’amiral Guillaud, alors chef d’état-major des Armées, devant les députés de la commission de la Défense, en donnant des exemples très concrets. Elle est d’autant plus efficiente qu’elle réalise ce que les autres ne s’estiment pas capables de faire.

Mais cela n’est possible que grâce à la valeur militaire, à la rusticité, à la débrouillardise de soldats, marins et aviateurs, toujours disponibles, expérimentés, disciplinés et courageux, mais aussi, hélas, à l’aide complémentaire apportée en soutien logistique et en renseignement par des pays étrangers.

Notre armée se trouve aujourd’hui en voie de paupérisation et de réduction progressive de ses capacités en raison, notamment, du vieillissement accéléré de ses matériels et de leur renouvellement à un rythme insuffisant. Cette situation se traduit sur le terrain par un effondrement du taux de disponibilité des matériels et une dangereuse faiblesse des moyens engagés, tant en personnels qu’en matériels (hélicoptères et blindés), en particulier dans les opérations Barkhane dans la zone sahélienne, et Sangaris en République centrafricaine.

Alors quelle Défense ?

Il ne s’agit pas de définir de nouveaux concepts mais de compléter, renforcer et rendre cohérente la panoplie des moyens nécessaires pour dissuader, intervenir à l’extérieur et assurer à l’intérieur la protection de la population aujourd’hui, tout en préparant l’avenir.

Il s’agit de moderniser nos équipements à un rythme plus rapide et de remonter nos effectifs à un niveau permettant de disposer d’unités en nombre suffisant lors des opérations et de pouvoir les relever avant qu’elles ne soient usées. Il s’agit également de donner à nos militaires des conditions de vie plus décentes.

Enfin, et compte tenu de la menace qui pèse sur la cohésion nationale et la perte du sentiment d’appartenance à la communauté française, il apparaît maintenant indispensable et urgent de mettre en place une nouvelle forme de service national obligatoire avec une composante à caractère militaire et permettant de soulager les forces professionnelles en prenant une part dans des missions du type Sentinelle.

Dans cette perspective, la remontée rapide du budget à 2 % du PIB devient un impératif absolu si l’on veut éviter la poursuite de l’affaiblissement de notre Défense. Mais seules des ressources estimées à environ 3% du PIB (niveau atteint en 1980) permettront à notre pays de disposer d’une armée complète et efficace pour faire face avec succès aux menaces frontales ou indirectes qui pèsent et pèseront de plus en plus sur lui, ainsi que sur nos intérêts dans le monde, et d’exercer nos responsabilités internationales.

LA RÉDACTION

Commentaires (8)

  • joud

    11 septembre 2015 à 18:06 |
    Excellent article.
  • Christian LAPAQUE Lt-Cel (er)

    11 septembre 2015 à 19:45 |
    Nous venons certainement de perdre face à la fraternité (bien comprise des Allemands) .
    Notre classe politique engluée dans la chasse aux voix, en raison de notre situation de campagne électorale permanente n'ose plus dire la France, sa place, son universalisme.
    Le décrochage financier est une des conséquences du décrochage moral de la classe politique.
    Les français ne sont pas ce que les partis décrivent.
    Ils sont généreux comme leur vins et comme leur cuisine et le coeur débordant de fraternité.

    Alors oui cet article met le doigt là ou cela fait mal la République des français est menacée d'abord par le manque de fraternité de la classe politique.
    Sans fraternité pas d'acceptation de sacrifice financier pour nos armées; Pour aller nous battre pour d'autres, pour le respect que la France porte à l'humanité.
  • Christian LAPAQUE Lt-Cel (er)

    14 septembre 2015 à 16:09 |
    Lorsque l'on reprend les titres de cet article pour les appliquer à notre politique étrangère comme à celle de l'Europe, malheureusement ils conviennent tout autant.
    ILLUSION D'OPTIQUE
    ET NOS VOISINS
    ALORS QUELLE POLITIQUE ETRANGERE
    PAUPERISATION ET DEVOUEMENT

    Or la situation que nous connaissons dans nos relations avec la Russie et l'Ukraine, avec les pays du Moyen-orient; avec les pays d'Afrique mérite aujourd'hui non seulement une position Française, conforme à sa tradition d'humanisme et de fraternité, et souvent conforme à ses seuls intérêts bien compris, mais surtout une position partagée par une majorité d'Européens, par une majorité de pays. Les migrations politiques et économiques méritent à la fois le respect de la charte Européenne, des conventions de Genève, des droits de l'homme et à la fois des traductions en droit les plus communes possibles car sinon DAECH risque de gagner la première phase de la bataille d'ensemble
    "installer le désordre chez l'ennemi"
    Ce qui est en train de se produire!!
    PRIMO
    Les choix financiers malheureux et parfois irréversibles que nous faisons peser sur les budgets de défense depuis plusieurs années (les fameux dividendes de la paix) ne sont que la traduction d'une politique étrangère à la remorque du tam-tam des canons.
    Or c'est là le signe d'une mauvaise politique, parfois et c'est plus grave d'une stratégie militaire réduite à la phase de mise en opération des seuls moyens disponibles, sans réarmement industriel.
    Ce qui explique la chute de la disponibilité opérationnelle de nos forces.
    SECUNDO
    Le livre blanc dont le mode de rédaction (parfois stalinien) s'apparente aux publications du sélectionneur Lyssenko face au collectionneur Vavilov a eu tendance à ne conserver que les hypothèses qui correspondaient aux moyens qui nous restaient et que l'on voulaient bien consacrer aux intérêts de la France, parfois même à ce que l'on comprenait d'une bonne défense, parfois et c'est pire aux seuls moyen disponibles.
    Quelle est la continuité d'une politique de défense quant on ne dispose que d'un porte-avion à mi-temps???
    On a refusé de faire la collection des menaces possibles pour les relier à nos capacités réelles ou envisageables, pour ensuite refaire effort de diplomatie pour trouver par là le moyen de parvenir à nos fins autrement que par la force des armes, dont notre désordre économique couplé à un effondrement moral du niveau politique ne permet plus le développement.

    Un "porte-avion", c'est un peu moins que l'incertitude de gestion de la sécurité sociale. Entre sécurité sociale et sécurité de la société, il faut parfois choisir le "porte-avion" pour ne pas perdre sa sécurité sociale.
    Les sacrifices financiers pour la défense sont toujours antinomiques du confort du moment.
    Pour plagier Churchill nous n'avons pas voulu le "porte-avion" alors nous n'aurons ni le "porte-avion" ni la sécurité sociale. En quelques années faute d'avoir su restaurer immédiatement la paix au moyen-orient, faute d'avoir stabilisé le Sahel, faute de moyens, nous ruinerons notre sécurité sociale en aide aux réfugiés de guerre pour plus cher que le "porte-avion" qu'il aurait fallût déployer pour créer des zones de protection des populations des pays en révolution ou en guerre.

    Mais beaucoup plus grave, les "Vassilov" qui avaient encore quelques notions de la véritable stratégie politique et militaire sont ou priés de se taire ou en 2° section ou dans un "goulag" administratif pour ceux encore en service. Encore qu'aucune loi dans la république des Français n'interdit à un militaire de s'exprimer sur ces sujets qui traitent de l'essence de la stratégie. Eux qui portent (également) la même part de souveraineté de leur République que les autres français, augmentée de la part de souveraineté qu'on leur délègue en leur confiant le services des armes de la France ont certainement des solutions à nous proposer.

    Or jamais l'art de la stratégie n'a été aussi largement enseigné et aussi mal enseigné.
    La guerre est par essence la continuité de la politique par d'autre moyens.
    La stratégie militaire n'est efficiente que si elle s'exprime en parallèle et en prolongement d'une politique étrangère affirmée avec constance. La bonne stratégie comporte à la fois l'art d'entrer en guerre et l'art de revenir en paix.
    Il faut surtout cesser de confondre l'art de la guerre et l'art de la gesticulation, car à trop gesticuler on augmente singulièrement les risques de guerre, post gesticulation.
    Nos avions ne sont pas les "canonnières" d'autrefois.
    Nos forces Spéciales ne sont pas les "canonnières" du désert . Le sort des populations des zones de guerre est aussi un élément du problème car aujourd'hui les facilités de circulation sont sans communes mesures avec ce qui existait à l'époque des canonnières.

    Il n'y a que chez Voltaire, dans ses contes philosophiques, que l'on obtient la reddition de l'ennemi en précipitant son armée dans le ravin.
  • Philippe VIDAL

    16 septembre 2015 à 10:41 |
    La République est en danger, c'est pas simplement une phrase en l'air, c'est un ressenti quotidien, et notre Armée est le dernier rempart pour la défendre ! Mon seul espoir est la qualité de formation de nos Officiers, derniers des Mohicans a être capable de se dresser contre l'adversité .....encore faudrait il que nos Politiques arrêtent de sacrifier notre Armée sur l'autel d'objectifs uniquement électoraux.
  • CHANNET

    18 septembre 2015 à 18:09 |
    Comparaison …n’est pas (toujours) raison !


    Dans votre dernière lettre ASAF en date du 10 septembre 2015 , vous vantez la politique sécuritaire de la Grande-Bretagne (consacrant 2% de son PNB du pays à sa Défense) en nous rappelant, entre autres, que son Armée de l’Air est dotée de C17 (au nombre de 8), Chinook (une soixantaine) et de MRTT ( 9 semble-t-il…).

    - Savez-vous que les C 17 de la RAF ne sont pas, à l’heure actuelle du moins, homologués pour le largage des parachutistes de Sa Gracieuse Majesté ?
    De plus, bien que disposant en théorie de capacités tactiques, les C-17 britanniques ne sont en réalité jamais employés sur des zones de risques importants, leur prix extrêmement élevé rendant toute perte inadmissible…
    - Dans un autre domaine (mais toujours lié aux capacités de projection de nos amis) , le tableau des ATA (Avion Tactique d’Assaut) n’est pas uniformément rose…La disponibilité des C-130J n’est pas suffisante pour assurer un entrainement minima aux unités aéroportées qui n’ont pas eu l’occasion d’effectuer des sauts de manœuvre supérieurs au niveau de la compagnie depuis des années ?
    - Dans un tout autre domaine, les fantassins mécanisés français évoluent en VBCI , dont 630 exemplaires sont déjà livrés, alors que leurs homologues britanniques en sont réduits à attendre la conclusion du calamiteux programme FRES à bord de MRAP incapables de quitter les chemins carrossables (car trop lourds et instables), de Warrior bien essoufflés et du cacochyme FV432 dont le changement de nom en « Bulldog » ne fait pas oublier qu’il a plus de 50 ans…
    - Toujours dans le domaine blindé, l’état de sa flotte de chars Challenger II ainsi que des stocks de munitions de 120 mm rayés non standard OTAN employés par cet engin inspire de vives inquiétudes au sein de la British Army et a un avenir plus qu’incertain : il n’est pas impossible que le prochain char de combat soit acheté « sur étagère » et plus rapidement que prévu !

    Sans équivalent au niveau européen sur le plan de la projection stratégique et dans le domaine des hélicoptères lourds, les forces armées britanniques doivent, en revanche , effectuer un effort de modernisation IMPORTANT de leur composante blindée en voie d’obsolescence ainsi qu’à une remise à niveau en techniques aéroportées conventionnelles : deux domaines pratiquement abandonnés depuis presque dix années !

    Tout çà pour dire que l’on pourrait penser que « c’est toujours mieux chez le voisin » notamment quand ce dernier a le courage politique d’accorder de 2/% de son PNB à ses Forces Armées : pourtant, comparaison n’est pas (toujours) raison !
  • Thucydide

    26 septembre 2015 à 17:13 |
    Voilà une réponse qui a le mérite d'être claire....

    Je ne crois pas qu'en se réjouissant des difficultés de nos alliés britanniques on augmentera la disponibilité opérationnelle de nos forces.
    En effet une nomenclature financière pas plus qu'une nomenclature des équipements obsolètes, à mi vie ou venant d'être livrés ne traduit la cohérence d'une force et son degré de disponibilité.

    Le premier argument sur les C 17 non qualifiés est curieux ; Il suffit de taper sur n'importe quel moteur de recherche "Royal Airborne" au lieu de "Airborne" pour trouver des largages de parachutistes de sa Gracieuse Majesté quittant des C 17. Des Australiens; des Canadiens et même un exercice 82° (US) et 16° (UK°)
    . Pour autant les équipages britanniques de la Royal Air Force pourraient ne pas être encore qualifiés.
    Encore que???? Ils pourront toujours grimper dans des avions US. Ou les pilotes US pourront piloter leurs avions.
    The purpose of this exercise was to prepare United States Transportation Command units, Air Mobility Command, Royal Air Force forces and elements of the 82nd Airborne Division and British Army's 16 Air Assault Brigade to respond as part of the Global Response Force and to conduct Joint Forcible Entry operations.

    Si on retient comme mission possible pour nos forces.
    -interposition en Ukraine (ouf les Russes refuseraient)
    -positionnement d'une force aéronavale pendant 2 ans au large de la Syrie (plouf on a un seul porte-avion en CDD) pour appuyer un corps blindé-mécanisé.
    -projection d'une force blindée-mécanisée appuyée par 10 tigres (et un PUma équipé de caméra thermique qui discrimine les fouilles effectués récemment sur les itinéraires). dans 6 mois et positionnement pendant 1 an dans le Sandjack d'Alexandrette (ironie de l'histoire!!) pour participer avec les Turcs et une coalition internationale (avec aussi les Russes ça va être dur) à l'établissement de zone tampon pour arrêter la destruction de la Syrie (ce qui provoque des migrations massives) Cela se compliquera sérieusement au plan diplomatique comme au plan de la disponibilité opérationnelle.

    relire attentivement le rapport de la cour des comptes sur le maintien en condition opérationnelle, et imaginer ce qui ne peut être rendu public.

    Alors d'accord avec vous, l'argument de type donnez nous des sous on fera le reste ne tient pas pas plus que donnez nous des équipements on fera le reste.
    Il faut revoir la cohérence des forces depuis leur déploiement envisageable jusqu'aux "arsenaux industriels" en passant par les "arsenaux militaires"
    ( au sens de l'arsenal de Venise bien entendu)
    Pour à la fois réduire l'effet vilebrequin qui coûte et réduit la disponibilité opérationnelle, gaspille les effectifs (permet même de camoufler des sureffectifs qui pèsent sur le budget des forces en ligne).
    Et même que cela s'appelle "moderniser la logistique générale des forces". Voilà un beau projet d'entreprise pour le ministère de la défense.
    Il avait été proposé en 2000 (en utilisant les sureffectifs du moment) ; Il serait achevé aujourd'hui!!!!!!
    C'est autre chose que ranger les caisses du "supply chain" et "automatiser la pagaille".
  • REIDENBACH

    01 octobre 2015 à 21:39 |
    Messieurs,

    Je lis avec consternation et tristesse, dans votre lettre du 15 septembre:

    "Notre armée se trouve en voie de paupérisation …"

    Un pays qui en est là ne peut pas décemment se payer des Jeux olympiques en 2024. Cf "Bob la Houlette" du 30-04-2015 …

    Salutations très distinguées.

    Jacques Reidenbach
    Louveciennes (78)
  • Jacques GÉRARD

    09 octobre 2015 à 09:32 |
    La somme des doctrines relevant du rêve , de cette majorité politique , la mollesse morale de l'opposition , les joutes mortelles de la démocratie terrain des ambitions égoïstes des élus , c'est l'effondrement des ossatures de notre Nation . Et son effritement inévitable . Plaise au ciel qu'une forte réaction intelligente donc nationale nous échoie au plus tôt . J.GERARD

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