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* EDITORIAL du dernier numéro de la revue trimestrielle « Engagement » : " Refuser le déclin " PDF Imprimer Envoyer
Mercredi, 19 Juin 2013 17:15

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Refuser le déclin


L'armée ignorée
La guerre au Mali se poursuit, les unités sont relevées, les missions évoluent, les dispositifs s’adaptent; qui en parle à la télévision? Il s’agit pourtant d’hommes et de femmes qui servent la France, notre patrie, avec abnégation et courage !


Qui explique aux Français les missions et montre nos forces armées engagées dans les autres crises : Balkans, Liban, Afghanistan, Afrique, océan Indien…et en France notamment en Guyane ?

Certes, il y a les innombrables faits divers : catastrophes naturelles, accidents en tout genre, règlements de compte, scandales financiers, … mais nos soldats, marins et aviateurs protègent les Français, défendent les intérêts stratégiques de la Nation et portent les valeurs de la France, en Asie, Afrique, Amérique. Faut-il attendre que l’un d’entre eux tombe, comme le caporal Alexandre Van Dooren ou, plus récemment, le caporal chef Stéphane Duval pour en parler?


Le contresens du Livre blanc
La guerre du Mali et toutes ces crises, le réarmement mondial, le désarmement européen, la montée du narco-islamisme terroriste jusqu’à nos portes, en a-t-on vraiment tenu compte dans le Livre blanc pour définir les capacités de notre armée à l’horizon 2025 ?
Est-il bien raisonnable de décider de diviser par deux nos forces projetables ? La situation mondiale le justifie-t-elle vraiment ?
N’a-t-on pas simplement cherché à habiller des réductions budgétaires annoncées d’ailleurs, il y a plus d’un an, par le candidat élu depuis président de la République?

Après avoir laissé filer la dette depuis plus de 30 ans au point de la rendre insupportable, après avoir laissé se développer une immigration massive non intégrée au point de créer des situations de non droit sur le territoire national en métropole et en outre-mer, faut-t-il maintenant sacrifier un outil militaire déjà « tout juste insuffisant » qui assure à la France son indépendance, garantit sa liberté d’action, contribue à sa crédibilité, participe à son rayonnement, favorise son développement technologique et industriel, atténue son déficit commercial et constitue une référence d’excellence en matière de formation professionnelle, d’intégration et de promotion au mérite ?


La responsabilité des parlementaires

La prochaine loi de programmation militaire va définir les ressources qui seront accordées aux armées; elle sera votée par les parlementaires à l’automne prochain.
Par leur courage et leur clairvoyance, ils sauront préserver une armée pour défendre les intérêts supérieurs du pays ou alors, par leur ignorance, leur désintérêt, voire leur lâcheté, ils porteront la responsabilité de la dislocation de notre système de défense.


L’ASAF sera à cet égard d’une rigoureuse vigilance.


Henri PINARD LEGRY
Président de l’ASAF

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* LIBRE PROPOS : Avec nos soldats au MALI PDF Imprimer Envoyer
Mardi, 18 Juin 2013 11:53

Soldat Mali


Afrique. L’opération Serval a détruit la forteresse djihadiste dans le Nord. Des cellules terroristes restent actives, notamment dans la région de Gao où nos reporters ont patrouillé avec les “Gaulois” du 92e régiment d’infanterie (Clermont-Ferrand).


Une vigilance permanente 


Les quatre blindés se sont immobilisés, moteur au ralenti. Postés en étoile, ils contrôlent un grand carrefour du quartier 2 de Gao. Les canons de 25 millimètres prennent en enfilade les avenues sableuses bordées de hauts murs en pisé. La section de l’adjudant Benjamin débarque en souplesse. Les gros scarabées blindés nous reprendront en fin d’après-midi, après quatre heures de patrouille à pied dans un univers où la seule ombre est celle de quelques manguiers et de petits acacias épargnés par les chèvres.

La progression dans Gao est souple, patiente, vigilante, malgré la chaleur. Le temps semble s’être figé, dans une chaleur de four. « 50 °C à l’ombre », lâche le caporal-chef qui me précède, le famas prêt à un tir instantané de riposte. « On ne sait jamais… En mars, des mecs en djellaba et à Mobylette ont voulu se faire exploser sur nos postes, avec une ceinture de dynamite sur le ventre. » Prudents, les terroristes n’utilisent plus de 4x4 Toyota, trop repérables. Ils se déplacent à dos de chameaux ou sur les Mobylette “Djakarta” (importées d’Indonésie), plus discrètes.

Les soldats portent 20 à 25 kilos : le Frag (gilet pare-balles) et le casque lourd pour la protection, le famas ou la mitrailleuse Minimi pour le combat, les chargeurs pleins de munitions, le bidon d’eau, la trousse d’urgence. La radio crachote des ordres brefs : « À gauche, la maison au portail rouge cadenassé… Observez… Rendez compte ! ». Elle signale aussi un comportement suspect : « Mef [méfiance] ! Le mec à turban à Mobylette, près du puits »… Ces fantassins du 92e régiment d’infanterie n’en sont pas à leur première mission. Beaucoup de ces “Gaulois”, surnom traditionnel des soldats de Clermont-Ferrand, sont passés par l’Afghanistan.

L’adjudant parle avec un couturier sur le seuil de son échoppe. « On donne confiance. On récupère du renseignement. » Il tend le numéro de téléphone de Serval : "Tu appelles si tu vois quelque chose."  L’homme opine, conciliant : « Quand quelqu’un est venu t’aider, c’est normal de l’aider. » Le casque s’est transformé en Cocotte-Minute, l’épais gilet de combat empêche de respirer. La nuque et les épaules commencent à brûler. « Le casque et le Frag sont impératifs, a prévenu le toubib. Au moins cinq ou six soldats leur doivent la vie. N’oubliez pas de boire ! »


L’excellence de nos soldats est le fruit d’un entrainement long et rigoureux 


L’eau est une arme aussi vitale que le famas. Avec une consommation d’une quinzaine de litres par homme et par jour, la livraison des palettes de bouteilles sur les postes est une priorité. La noria logistique a permis de maintenir le rythme des combats. L’armée de l’air et les hélicoptères ont pris leur part, comme les convois terrestres. Cela n’a pas empêché des cas de déshydratation aiguë, des insolations, des gastro-entérites. Des militaires ont dû être rapatriés vers la France.

Aux carrefours, les soldats se postent et observent. Les intervalles et les distances sont respectés, pour réagir en cas d’incident et se couvrir mutuellement. Les gestes tactiques, précis, sont ceux d’une troupe aguerrie. Les plus jeunes font comme les aînés. C’est le résultat de l’entraînement intensif en France et de vingt années d’opérations extérieures, sur des théâtres aussi différents que l’Afghanistan ou la Côte d’Ivoire, le Liban ou le Kosovo. Vingt ans de culture professionnelle se vérifient dans les rues de Gao.

Cette expérience du combat et cette endurance ont permis aux troupes de l’opération Serval de surprendre, de bousculer et de détruire les forces islamistes retranchées à Gao, Tombouctou, Kidal. Les ennemis ont été ensuite détruits dans leur sanctuaire de l’adrar des Ifoghas. Ils l’occupaient depuis dix ans et l’avaient aménagé en forteresse. Ils se croyaient invincibles. Leur propagande se moquait même des “croisés”, réputés couards, trop attachés à la vie pour venir les affronter.

Les combats dans la vallée de l’Amettetaï ont été furieux. Cinq jours terribles. « Nos gars, les plus jeunes, ont morflé, reconnaissent les officiers. Les djihadistes sont allés jusqu’au corps à corps. Sur six kilomètres, entre le point de départ et l’arrivée, on a relevé une centaine de morts. »
Les terroristes voulaient retarder les Français, provoquer un enlisement, transformer leur résistance en victoire morale. Ils ont été pris de vitesse. À certains endroits, les troupes d’assaut françaises ont retrouvé un mouton sur la braise, du thé encore chaud.


La recherche permanente de la supériorité tactique : dominer l’adversaire 


Le tempo rapide et la puissance de feu imposés dès le départ par Paris, relayés au Mali par les généraux Grégoire de Saint-Quentin, patron des forces françaises, et Bernard Barrera, commandant de la brigade Serval, ont bousculé l’ennemi. « Il fallait créer une dynamique pour stabiliser la boucle du Niger », explique Saint-Quentin. Le général est prudent : « Nous avons désorganisé la menace militaire mais elle reste sous-jacente. On a détruit leurs bases. Il leur reste des caches. »

Cela explique l’approche prudente des avions sur Gao — vols à très basse altitude, changement fréquent des axes d’approche —, les patrouilles permanentes et les épuisantes opérations de recherche de caches terroristes. La dernière opération, baptisée “Gustave”, a duré quatre jours non-stop au nord de Gao, dans une zone islamiste, ancien fief du Mujao. Bilan : 18 tonnes d’armes et de munitions saisies. La plupart sont détruites, sous la surveillance des sapeurs démineurs qui assurent aussi la sécurité des convois contre les IED (engins explosifs improvisés).

Les sapeurs du 31e régiment du génie (Castelsarrasin), dont la moitié des cadres sont passés par l’Afghanistan, sont en permanence sur le qui-vive : « On ne sous-estime pas l’ennemi. Ils ont la compétence. Un quart des terroristes tués portait une ceinture d’explosifs ! » Les capitaines Stéphane Mateos et Jean-Médéric Lenoble confirment : « Les IED sont arrivés très vite sur ce théâtre. On a découvert des ateliers de fabrication dans le Nord. Ici, les pistes sableuses sont favorables aux pièges. »


« Il reste une menace sous-jacente » 
 
Les ennemis ne peuvent plus concentrer leurs forces mais les militaires restent lucides : « Sur 3 000 combattants, on a compté 400 tués. » Et le reste ? « Une partie a renoncé au combat, une autre s’est dispersée, au Mali ou à l’étranger. » Des djihadistes à bout de force sont retrouvés dans le désert, en Algérie et en Mauritanie. Les écoutes françaises ont aussi localisé des combattants isolés, appelant à l’aide au téléphone. Certains ont été cueillis aux points d’eau, à des passages obligés.

« Les pieds ont une mémoire, confie un officier des forces spéciales. Les vieilles cartes nous sont utiles. On y trouve d’anciennes pistes oubliées, mais connues des trafiquants ou des terroristes. »
Nos commandos du désert font la chasse aux djihadistes. C’est au détour d’une de ces pistes perdues que le sergent Stéphane Duval, transmetteur au 1er régiment de parachutistes d’infanterie de marine (Bayonne), est mort pour la France, le lundi 29 avril.

Ancien fief des islamistes du Mujao, Gao et ses environs restent une zone sensible. Le général de Saint-Quentin le reconnaît : « Il reste une menace sous-jacente. » Les ennemis sont toujours là. En février puis en mars, des islamistes équipés de ceintures d’explosifs ont tenté de se faire exploser au milieu des soldats. « Ils arrivent en général à Mobylette. Parfois aussi à dos d’âne, avec une charrette. » Le 4 mai, cinq kamikazes islamistes ont été tués au nord de Gao. Sur l’avenue Mamadou-Konaté, un jeune Noir s’avance, un bâton de bétel entre les dents : « Des armes, il y en a partout. Si la France part, ce sera la merde, comme avant. » Chaque Mobylette suscite le qui-vive.

« Notre but a été d’amener les ennemis à la portée des forces africaines qui nous relèvent, précise le général de Saint-Quentin. On ne partira pas. On sera encore un millier au début de 2014. » Les Français formeront une force de réaction, mobile et dure. En “deuxième rideau”, ils seront l’assurance vie des forces de stabilisation appelées à prendre le relais.

La nouvelle armée malienne sera aussi adossée aux Français. Ses chefs piaffent. Au QG malien de Gao, le colonel Didier Dacko, 45 ans, ancien de l’école du train à Tours et de celle de l’infanterie à Montpellier, veut reprendre le contrôle de Kidal, pour l’instant aux mains des indépendantistes touaregs du MNLA. Dans la villa réquisitionnée qu’il occupe avec son état-major, Dacko prépare son plan d’opérations : « Notre objectif est de contrôler la totalité du territoire malien, jusqu’à la frontière algérienne. On ne veut pas du MNLA. Qu’il désarme et on discute après. »


« Notre sentiment de reconnaissance efface tout ce qu’on a raconté sur la colonisation. »

Son adjoint, le colonel Issa, un Touareg au visage de cuivre, approuve : « Le MNLA ne représente pas les Touaregs. Ce sont des bandits en armes rejoints par les islamistes d’Ansar Dine. » Ce seigneur du désert est formel : « Qu’on nous donne quelques véhicules et le temps d’atteindre Kidal », dit-il en grillant des Dunhill à la chaîne.

C’est ce qu’annonce le général Ibrahima Dembele, 46 ans, le chef d’état-major de l’armée malienne. Jovial, ce Malinké natif de Ségou a une confiance totale dans le toubab (“le Blanc”). Il remercie la France. « Mon ministre c’est Le Drian, mon président c’est Hollande, dit-il en riant. Serval a réagi vite et sauvé le Mali. Les Français doivent en être fiers. Notre sentiment de reconnaissance efface tout ce qu’on a raconté sur la colonisation. »

Dembele a passé seize ans à guerroyer dans le nord du pays. Il connaît par cœur les adrars, Kidal, Tessalit. Soldat confirmé et titulaire d’un master en résilience, il commande l’armée depuis mars 2012. Il joue un rôle clé dans la stabilité du pays. « Il faut tout mettre à plat, les trafics d’influence, les armes volatilisées, ceux qui nous ont trahis, à quatre reprises et qu’on a réintégrés en leur donnant de l’argent, des armes, du galon. » Il me tend une liste “confidentiel défense” : « Ce sont nos quarante officiers supérieurs sans emploi. » Parmi eux, quinze généraux.

Son objectif est clair : « Libérer Kidal et le Nord. J’ai des soldats, je veux m’en servir. » Dembele a déjà commandé 10 000 boîtes de rations douncafa (“manger à sa faim”, en bambara) pour la guerre éclair qu’il veut mener aux islamistes et au MNLA. Ses plans sont prêts : « Couper leur route logistique au carrefour d’Anifis, isoler leur zone refuge de Tinzaoutène. On n’a plus de cadeau à leur faire. Ils doivent déposer les armes. » La France se veut neutre.
Nos militaires sont partagés : « Ce serait dangereux de réintégrer ces traîtres à répétition dans l’armée malienne. » Il n’est pas question pour l’instant d’opération malienne sur Kidal. Le général Dembele est formel : « Nous irons quand même. J’attendrai le temps qu’il faudra. »


Source : Fréderic PONS
(Valeurs actuelles)

Photo © Marc Charuel 


 

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* OFFICIEL : Point Presse Ile Longue PDF Imprimer Envoyer
Lundi, 17 Juin 2013 21:45

 sousmarin



Point presse de M. Pierre Bayle. Mardi 11 juin 2013.


S’agissant du coeur de la dissuasion nucléaire et au vu des éléments publiés ce matin par la presse, le ministre de la défense Jean-Yves Le Drian a immédiatement ordonné une enquête confiée à l’Inspection générale des Armées (L’inspection générale des armées relève exclusivement de l’autorité du ministre). Cette enquête va présenter au ministre une analyse complète de la sécurité terrestre, aérienne et maritime de l’Île Longue.

La sécurité des emprises militaires est une préoccupation permanente. Les informations de presse ne traitent que d’une partie des mesures de protection statiques de l’Ile Longue. Le dispositif de sécurité repose sur différentes couches complémentaires. Il fait intervenir tous les services de l’Etat qui participent également à une protection dynamique et en profondeur (Marine nationale, gendarmerie, services de renseignement, par exemple). Ce dispositif ne fait évidemment l’objet d’aucune publicité.

Plusieurs zones dont l’accès est protégé, entourent le coeur de la base. La partie évoquée dans la presse ne concerne que les accès périphériques et ne touche pas le coeur de la dissuasion nucléaire. Pour le dire simplement, plus vous vous rapprochez du centre de la base, plus vous devez être habilité et soumis à des mesures de vérification d’identité et, le cas échéant, d’inspection et de fouille. Les points névralgiques font l’objet d’une protection particulière.

S’agissant du dispositif existant, le commandant de la base de l’Île Longue est responsable de la sécurité du site. Plusieurs centaines de gendarmes maritimes et de fusiliers marins en assument la charge directe. De nombreux capteurs contribuent à la protection du site et les clôtures sont intègres. Des exercices, des tentatives d’intrusion sont organisés régulièrement par les autorités, une formation continue à la sécurité est assurée auprès du personnel, ou encore des inspections sont régulièrement menées.

Le dispositif de sécurité de l’Ile Longue, comme celui de toutes les installations sensibles de la Défense, est en évolution permanente. Plusieurs mesures de rénovation et de modernisation de la sécurité de l’emprise de l’Ile Longue ont déjà été prises. Elles concernent notamment le changement des clôtures et la rénovation du poste de commandement de la protection.

Par ailleurs, la sécurité fait l’objet de campagne d’inspections régulières, plusieurs fois, par an par les services de protection et de défense du ministère.
Toutes ces mesures permettent d’acquérir le retour d’expérience nécessaire à l’évolution des mesures de sécurité. Le renouvellement régulier du matériel, évoqué par la presse, est une des conséquences de cette démarche d’exploitation du retour d’expérience.

Je tiens donc à rassurer ceux qui craindraient pour la sécurité de notre dissuasion: celle-ci n’est pas en défaut !


 

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* INFORMATION : Magazine de la 11ème BP consacrée pour une bonne part à Serval PDF Imprimer Envoyer
Dimanche, 16 Juin 2013 18:12
beretrougeserval

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* LIBRE PROPOS : Le savoir faire exceptionnel des armées françaises est-il en danger ? PDF Imprimer Envoyer
Dimanche, 16 Juin 2013 18:04
gal Gaviard

Les interventions percutantes et audacieuses de nos soldats en Libye et en Côte d’Ivoire en 2011 puis en 2013 au Mali ont forcé l’admiration des militaires américains et britanniques.

Nos alliés, pas toujours si tendres vis à vis de nos actions, ont toutefois souligné unanimement la très forte réactivité et l’efficacité remarquable dont ont fait preuve nos forces armées, lors de ces opérations récentes.

Ces qualités reposent avant tout sur la valeur de nos soldats mais aussi sur un entraînement de haut niveau qui risque de faire les frais de futurs ajustements budgétaires et mettre en péril le savoir faire largement reconnu de nos armées.

En effet, quand les budgets ne sont pas à la hauteur des prévisions, les abattements financiers portent classiquement sur les crédits liés aux rechanges et à la maintenance des avions, des bateaux ou des véhicules blindés dont on ne peut mesurer malheureusement les effets négatifs que plusieurs années plus tard. Or la disponibilité des matériels, de plus en plus coûteuse, est en relation directe avec le niveau d’entraînement de nos forces armées.

On pourra rétorquer qu’un certain nombre de nos militaires effectuent des opérations de guerre et qu’ainsi ils conservent, de fait, un haut niveau d’entraînement. Mais nos soldats ne sont pas tous concernés par ces missions de guerre. Par ailleurs, à leur retour en France, après une période récupération ces combattants ont besoin de se ré entrainer conformément à l’adage bien connu : « we fight as we train »*.

On pourra également mettre en avant la simulation qui apporte, sans nul doute, une plus value dans l’entraînement particulièrement dans le débriefing des exercices où chaque phase peut être décortiquée en détails. Le centre urbain installé sur le camp de Sissone, dans le nord de la France est un bon exemple de l’apport de la simulation dans l’entraînement de l’armée de terre. Elle permet aussi d’entraîner efficacement les personnels affectés dans les centres de commandement interarmées. Ainsi, l’exercice majeur de l’Ecole de guerre est simulé par ordinateur.


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